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 feuille de personnage de Kanzaki Reito

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Midori
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MessageSujet: feuille de personnage de Kanzaki Reito   Jeu 27 Déc - 17:20

Voici un exemple de feuille remplie. Les photos sont uniquement là pour illustrer et ne sont pas obligatoires.


HUMAIN

Nom: Kanzaki
Prénom: Reito
Date de naissance: 24 Avril (Taureau)
Age: 18 ans
Taille: 1m75
Poids: 67 kg
Mensuration: 86-83-87
Groupe sanguin: B
Classe: 3ème année lycée


Description:

Reito est du genre force tranquille, il reste toujours calme quelque soit les circonstances. Il est un peu charmeur sur les bords et son physique avantageux l'aide grandement à faire forte impression sur la gente féminine. Il est grand, plutôt bien bâti (sans être pour autant une montagne de muscle), il a de courts cheveux bruns avec deux ou trois mèches rebelles par ci par la et des yeux presque aussi noirs que ses cheveux. Reito porte le plus souvent sur lui son fameux uniforme noir aux rayures rouges

Reito donne l'impression d'être le genre de personne sur laquelle on peut toujours compter en cas de coup dur, il se montre bienveillant envers les nouveaux étudiants de Fuuka et n'hésite pas à les conseiller si nécessaire. C'est le dernier survivant de la famille Kankaki, il est de ce fait devenu le propriétaire légitime de la maison familiale du clan Kanzaki. Cependant, il préfère séjourner au sein de l'Académie Fuuka. Il fait partie du Conseil des étudiants ou il occupe la place de vice-président. C'est d'ailleurs lors d'une des innombrables séances du Conseil qu'il a rencontré Mai. Reito à un succès fou auprès des filles, il pourrait les avoir toutes à ses pieds si il le voulait mais son cœur ne bat que pour une seule d'entre elle: Mai. Celle-ci se montre légèrement réticente face à ses assauts mais le grand et beau Reito n'est pas décidé à la laisser filer pour autant.


A VOUS DE JOUER


Histoire de votre personnage

La famille Kanzaki avait, depuis de nombreuses années déjà, élue domicile sur l'île de Fuuka. Cependant, la mère de Reito avait rencontrée l'homme qui ne tarderait pas a devenir son mari. Ces deux là étaient tombés fou amoureux l'un de l'autre à tel point qu'il ne pouvaient pas rester trop longtemps séparés sans en souffrir. Le père de Reito prit alors la décision d'arracher sa douce moitié à l'ile de Fuuka pour l'emmener vivre dans sa ville natale. Une fois ces deux tourtereaux réunis pour la vie, ceux ci envisagèrent de fonder une famille bien à eux, ils firent donc "ceci" et "cela" et c'est ainsi que, neuf mois plus tard, le petit Reito fut né dans la jolie ville d'Okinawa. Reito avait entendu cette histoire maintes et maintes fois de la bouche de ses parents et il commencait à en avoir un peu assez. Toutefois, il éprouvait une grande affection pour eux et ceux-ci le lui rendaient bien. Reito passa les plus merveilleuses années de sa vie en compagnie de ses parents et rien ne semblait briser le bonheur qui émanait de cette famille. Malheureusement, la vie n'est pas toujours rose et le destin finit toujours par nous rattraper.

Le vilain coup du sort qui allait changer à jamais la vie de Reito se produisit lorsqu'il atteignit l'âge ingrat. Comme tout adolescent qui se respecte, Reito pouvait parfois se rebeller ou rendre la vie impossible à ses parents mais il les aimait toujours autant malgré ça. C'est juste qu'il le montrait moins souvent et de manière moins évidente que lorsqu'il était enfant. L'année scolaire en cours s'était terminée laissant place aux tant attendues vacances. Les parents de Reito avaient décidé de partir quelques semaines à l'étranger. Ils firent donc leur bagages, les mirent dans la voiture et partirent, les trois membres de la famille Kanzaki n'auront cependant jamais l'occasion de quitter le Japon. Reito et ses parents étaient dans la voiture qui se dirigeait vers l'aéroport le plus proche. Le père était au volant, la mère à coté de lui consultait déjà la carte pour revoir les itinéraires choisis lorsqu'ils seraient à l'étranger. Quant à Reito, il était assis derrière et n'avait pas d'autre occupation que de regarder le paysage défiler devant ses yeux à travers la vitre de la voiture. Les vitres étaient d'ailleurs grandes ouvertes car l'été apportait et avec lui sa chaleur difficilement supportable et le meilleur moyen de la combattre lorsqu'on était en voiture consistait à ouvrir les vitres afin de se faire rafraichir par l'air ambiant. Toutefois, le déplacement d'air provoqué par le véhicule en mouvement sera la cause du désastre car la mère de Reito fut surprise par ce vent artificiel et lâcha malgré elle la carte qui alla se poser sur le pare brise coté conducteur. Le père de Reito fut saisi de panique car il n'avait plus la moindre vision sur la route qui s'étendait devant lui. Il perdit le contrôle de son véhicule et dévia dangereusement de la partie de la route qui lui était normalement dédiée. La mère de Reito s'empressa de retirer la carte mais c'était trop tard, dès qu'elle le fit elle vit avec horreur qu'une autre voiture était juste devant eux et qu'elle n'allait pas tarder à les percuter. L'accident était inévitable et il se produisit dans un grand fracas de cris terrifiés et de tôles froissées.

Reito avait perdu connaissance lors de l'accident. Il se réveilla dans un hopital. Une infirmière était à son chevet et sembla soulagée que son patient revienne à lui. Reito lui demanda ce qu'il était advenu de ses parents. L'infirmière lui répondit que ses parents n'avaient pas survécu à l'accident et qu'ils avaient succombés avant même d'avoir atteint l'hopital. Les ambulanciers avaient tout tenté pour maintenir ses parents en vie mais n'y étaient malheureusement pas parvenu (les deux voitures s'étant percutées de front, c'était les passagers de devant qui avaient le plus trinqués). Elle présenta ses condoléances à Reito et le laissa seul un instant histoire de le laisser faire son deuil. Le pauvre Reito était abattu par le chagrin. Son monde venait de s'écrouler car il venait de perdre les deux personnes les plus chères à ses yeux. Si il avait su que les choses se dérouleraient ainsi il aurait davantage partagé de moments privilégiés avec ses parents au lieu de commencer à les négliger pour trainer avec des copains de son âge. Qu'allait-il devenir sans eux? Comment ferait-il pour vivre après ça? Reito l'ignorait et de toute façon il s'en fichait car il était bien trop déprimé pour trouver des réponses. Reito n'avait que des blessures mineures aussi on ne l'obligea à rester à l'hopital que pendant une semaine.

Une fois ce délai passé, Reito sortit enfin de ce lieu de guérison qui exerçait pourtant un sentiment d'oppression en lui. Il s'était plus ou moins remis du décès de ses parents et avait eu le temps de réfléchir à ce qu'il comptait faire de sa vie pendant ce temps. Mais il vit ses projets chamboulés par un léger détail qu'il avait négligé: il n'avait que 16 ans à l'époque. Il n'était donc pas encore majeur et ne pouvait pas être libre comme l'air. Comme en réponse à ses appréhensions une femme vint à sa rencontre. Elle se présenta à lui comme étant une assistante sociale et lui informa que, dorénavant, la seule personne qui puisse assurer la fonction de tuteur était son grand père qui habitait seul dans la région de Fuuka située sur une île. Reito ignorait qu'il avait un grand père encore vivant car ses parents ne lui en avait jamais parlé. Maintenant qu'il y pensait, il n'avait jamais posé la question sur les autres membres de sa famille. Aussi s'était-il dit que ceux-ci étaient morts ou ne leur rendaient jamais visite pour une quelconque raison. Reito n'eut donc pas d'autre choix que de prendre le bâteau qui l'amènerait à Fuuka en compagnie de l'assistante sociale.

Tout ceci ne lui plaisait guère. Il venait de perdre aussi bien ses parents que ses repères qui l'auraient tellement aidés à s'accrocher à la vie. Il débarquerait dans un endroit ou il ne connaissait personne. De plus, il ignorait tout de ce mystérieux grand père et avait le pressentiment que cela risquait de mal se passer avec lui. Il eut tout le loisir de penser à ça et à bien d'autres choses lors de sa traversée en bâteau qui se passa sans encombre. Une fois à terre, il fut escorté par son assistante sociale pour se rendre chez son grand père. Il s'était depuis longtemps résigné à son sort mais si ça ne l'enchantait pas des masses. La maison en question n'était pas vraiment à proximité du port. La femme qui le collait aux basques lui proposa donc de louer une voiture pour faire le trajet mais celui ci refusa tout net. Il n'était pas encore prêt à remonter de sitôt dans une voiture après ce qu'il avait vécu. L'assistante sociale s'excusa d'avoir dit quelque chose d'aussi stupide et opta pour un autre moyen de transport. Ils se rabattirent donc sur un bus pour se rendre dans le centre ville et faire le reste du chemin à pied. Cette marche fut plus que bienvenue pour permettre à Reito de se dégourdir les jambes et de débarrasser son esprit des idées noires qui le hantait.

Au bout d'une demi heure, Reito et son pot de colle ambulant arrivèrent enfin devant la maison familiale des Kanzaki. Un vieil homme était présent sur le pas de la porte et accueillit chaleureusement son petit fils et son invitée. Il ne faisait aucun doute que c'était le grand-père qui aurait la charge de Reito à partir de maintenant. Il les invita à entrer, ce qu'ils firent sans perdre une seconde car la nuit allait bientôt tomber et qu'il commençait à faire froid. Ils étaient dans une grande pièce qui faisait office de salon. Il y avait une cheminée ou l'on pouvait voir un feu ronfler dans l'âtre, un tapis circulaire en peau de bête disposé sur le sol ainsi qu'un canapé juste en dessous de l'escalier qui servait à monter à l'étage. Il y avait également une télé et des meubles que l'on trouve habituellement dans un salon. Le vieil homme les invita à s'asseoir et ils commencèrent à parler de la suite des évènements. Le grand père deviendrait donc le tuteur légal de Reito et serait responsable de lui jusqu'à ce que celui-ci atteigne sa majorité. Reito serait alors obligé pendant toute cette période de vivre ici et de poursuivre le reste de sa scolarité à l'Académie Fuuka. Il accepta ces conditions de mauvaises grâce car il n'avait, de toute façon, pas d'autre choix. Le grand-père de son coté jurait qu'il prendrait soin de Reito aussi longtemps que nécessaire et qu'il le considèrerait même comme son propre fils. L'assistante sociale fut ravie de l'entendre et laissa les deux derniers survivants de la famille Kanzaki seuls histoire de leur permettre de faire plus ample connaissance.

Le grand père de Reito attendit que la femme s'en aille, se précipita à la fenêtre et dès qu'il fut sur qu'elle était vraiment partie changea radicalement d'attitude envers Reito. Il était devenu froid et cruel, il disait que si Reito voulait avoir le privilège de rester chez lui il lui faudrait obéir, sans réfléchir, aux différents ordres qu'il ne manquerait pas de lui donner et que la moindre rebellion de sa part entrainerait une exclusion temporaire voire définitive de ce foyer. Reito était scandalisé, il ne comprenait pas pourquoi il avait mérité un tel traitement. Ce qu'il sut en revanche, c'est que son grand père n'avait été gentil avec lui que pour faire bonne impression auprès de l'assistante sociale. Il demanda pourquoi il devait endurer tout ça et son grand père s'empressa de lui répondre. Celui ci n'avait jamais digéré le fait que le père de Reito l'ait dépourvu de sa fille adorée en l'amenant à Okinawa. Il avait toujours été contre le fait que sa fille épouse quelqu'un qu'il n'hésitait pas à qualifier de guignol étranger. Mais les parents de Reito avaient tout de même quittés Fuuka sans prendre en compte son avis. Le père et le grand-père de Reito étaient loin de bien s'entendre. Le vieillard aurait tellement aimé lui faire payer ce qu'il considérait comme étant un ultime affront mais il n'en eut jamais l'occasion car cet imbécile d'étranger était mort et avait même commis la bêtise d'emporter avec lui sa fille bien aimée. Il était donc tout à fait naturel pour ce vieillard ignoble que ce soit le fils qui paye pour les fautes du père et ce pour le restant de ses jours. Il n'hésitait pas non plus à accuser Reito d'être responsable de la mort de sa fille.

Les vacances d'étés furent, de très loin, les pires que Reito avait passé de toute sa vie. Le grand père de Reito se montra d'emblée très strict et sadique. Il l'obligeait par exemple à faire le ménage mais faisait exprès de salir après son passage pour mieux accuser Reito d'avoir bâclé son travail. Ou encore, il lui faisait faire les courses mais oubliait volontairement de marquer tel ou tel produit sur la liste afin de l'obliger à retourner plusieurs fois de suite au magasin. Son passe-temps favori consistait à réveiller Reito de très bonne heure (généralement en lui balançant un sceau d'eau sur la tête) histoire de lui infliger toutes ces corvées ou parfois juste par plaisir. Reito acceptait d'abord ce mauvais traitement sans broncher, pensant que son grand père finirait tôt ou tard par revenir à de meilleurs sentiments mais dès qu'il comprit que ca ne serait pas le cas il commença sérieusement à se rebeller contre lui. Le vieux schnok avait cependant plus d'un tour dans son sac, il changea de tactique et, a partir de maintenant, il demanda toujours a Reito d'effectuer ses basses besognes lorsqu'il y avait des gens à proximité. Ainsi lorsque Reito avait l'audace de lui tenir tête il faisait un cinéma de tout les diables à qui voulait bien lui preter attention et disait des trucs genre "ho mon dieu que mon petit fils est cruel, il refuse d'aider un pauvre vieillard comme moi et en plus il me dit toutes ces vilaines choses" et là Reito passait toujours pour le méchant de service auprès de la population de Fuuka et n'avait pas d'autre choix que d'obéir si il voulait casser cette fausse image de bad boy que les gens avaient de lui. Un jour, alors que son grand père était à court de corvées pour lui, Reito prit son courage à deux mains et osa sortir le la maison sans y être autorisé. Cela n'échappa pas au vil grand père qui lui demanda ou il comptait aller. Reito lui répondit qu'il comptait se rendre à la plage. Le vieillard devint alors furibond et lui dit que, si il tenait tant à succomber à sa jeunesse accablante, il lui faudrait quitter cette maison pour ne plus jamais y remettre les pieds.


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MessageSujet: feuille de personnage de Kanzaki Reito (suite)   Ven 28 Déc - 19:10

A partir de la, le grand-père de Reito ne se contentait plus de lui refiler les pires tâches ménagères. Il lui arrivait parfois d'entrer dans une colère noire et ce sans que Reito ait fait quoi que ce soit pour l'irriter. Quand cela arrivait, il se servait de sa cane pour le frapper le plus durement possible sur diverses parties de son corps. Le pauvre Reito avait à chaque fois très mal (la cane étant surmonté d'un pommeau métallique en forme d'aigle). La première fois Reito fut surpris et ne fit donc rien pour l'en empêcher mais par la suite il se défendit à chaque fois. Le meilleur moyen d'empêcher le vieillard de le rouer de coups était de lui prendre la cane des mains. Parfois, il y arrivait avec brio mais d'autres fois le grand père tortionnaire s'en était pris à lui sans prévenir ce qui faisait que la douleur qu'il ressentait l'empêchait d'esquisser le moindre geste de défense (si ce n'est mettre ses mains devant sa tête pour éviter de se faire blesser au visage). Un jour, Reito laissa libre recours à sa haine. Il avait une fois de plus arraché la cane des mains du vieux schnok mais, plutôt que d'en rester là, il devint le bourreau et son grand père la victime. Il frappa sans retenue et à plusieurs reprises son ignoble grand père. Il constata qu'il éprouvait un certain plaisir malsain à faire ça. Mais ce jour là, une voisine était rentrée à l'improviste dans la maison des Kanzaki, elle s'interposa entre Reito et son grand père pour l'empêcher de le brutaliser davantage. Reito venait une fois de plus de passer pour le méchant de service mais cette fois ci l'opinion que le voisinage avait de lui était des plus négative. Il ne pouvait plus faire un pas dehors sans ressentir la haine injustifiée à travers les regards assassins de ses voisins. Reito prit alors la décision de faire des escapades nocturnes de plus en plus fréquentes pendant que son grand-père dormait paisiblement sans se douter de rien. Il avait presque oublié ce que c'était de sortir visiter le monde extérieur et osa même parfois aller à la plage la plus proche du coin. Comme il n'avait pas maillot de bain sur lui il ne pouvait pas se baigner mais peu lui importait car la vue de l'océan et du ciel étoilé apaisait les tourments de son âme. Reito commençait à divaguer. Il maudissait cette fichue île de Fuuka et se sentait comme emprisonné. Même la célèbre prison d'Alcatraz lui aurait été plus supportable que cette vilaine maisonnée.

Le calvaire quotidien de Reito allait heureusement être plus facile à supporter car la rentrée des classes montrait le bout de son nez. Contrairement à certaines personnes de son âge qui rechignaient à aller en classe, Reito, lui, attendait la rentrée avec impatience car elle lui permettrait d'échapper aux châtiments de ce vieux fou (même si ce n'était que la journée). Son grand père détestait l'idée de le laisser aller à l'école mais si il lui empêchait de s'y rendre alors le voisinage trouverait ça louche et commenceraient à se poser des questions. Il s'était cependant fermement opposé à ce que Reito s'installe au dortoir de l'Académie Fuuka. Reito aurait du se coucher tôt pour être en forme lors de son premier jour dans sa nouvelle école mais il éprouvait des difficultés à dormir cette nuit là et entreprit de faire une autre escapade nocturne. Au bout de quelques heures, il commençait enfin à somnoler et rentra immédiatement se coucher. Lorsqu'il se réveilla le lendemain matin Reito constata qu'il qu'il était déjà 9 heures. Il était donc franchement à la bourre à tel point que son premier cours était terminé et qu'il allait rater le deuxième si il ne se dépêchait pas. Son grand-père lui avait, une fois de plus, joué un vilain tour à sa façon car en plus de ne pas le réveiller il avait enlevé l'alarme du réveil que Reito avait réglé sur 6 heures pour se lever à temps. Reito mangea quelque chose à la hâte, s'habilla sans prendre la peine de se laver et fonça vers l'Académie. Il n'avait pas d'autre choix que d'y aller à pied car ce fichu grand père n'avait pas de voiture. Reito n'avait cependant aucun regret car il n'avait pas encore son permis de conduire et même si c'était le cas il n'aurait pas eu le courage de s'installer au volant d'un véhicule (l'accident de ses parents étant encore assez présent dans son esprit). Reito était épuisé quand il arriva devant sa nouvelle école. Il s'accorda quelques minutes pour reprendre son souffle et repartit de plus belle à la recherche de sa classe.

Il avait ouvert une porte au hasard mais était tombé sur la mauvaise classe. Les élèves présent dans la salle avaient alors ris aux éclats à la vue de ce pauvre petit nouveau complètement égaré et affolé. Le professeur présent dans cette salle escorta Reito et l'emmena dans la classe qui était vraiment la sienne. Une fois arrivé a destination, Reito se présenta rapidement à sa classe et alla s'assoir. Ses camarades de classes ne se montrèrent pas beaucoup plus tendre que l'autre classe de tout à l'heure. Ils se moquèrent de lui. Certains se contentaient de contenir leur rires étouffés mais d'autre lui firent plusieurs remarques désobligeantes. Le professeur de cette classe mit fin au calvaire de Reito en intimant le silence. Reito n'avait jamais été aussi humilié de toute sa vie. Il n'était plus aussi impatient d'être à l'école tout d'un coup. Il maudissait ces imbéciles qui riaient pour un rien et les considéraient même comme des insouciants. Ils se marreraient surement beaucoup moins si ils savaient qu'ils peuvent perdre leur être cher par un simple caprice du destin. Aussi décida-t-il de jouer les solitaires pour le moment. La première journée scolaire de Reito au sein de l'Académie Fuuka se déroula sans autre incident notable. Le soir venu, il rentrait chez lui fourbu. Comme n'importe quel autre élève sur cette terre, Reito avait des devoirs à faire. Il s'empressa de les terminer mais, alors qu'il les avait enfin fini et s'apprêta à aller se coucher, son grand père refit à nouveau parler de lui et lui ordonna de faire une course qui, selon lui, ne pouvait pas attendre demain matin. Reito aurait tellement aimait lui dire d'aller se faire mettre mais, depuis que la voisine l'avait vu maltraiter son grand père, il avait intérêt à filer droit car la moindre scène du genre "ha mon petit fiston reviens à la charge, sauvez moi!" ne lui aurait attiré que davantage d'ennuis. Il alla donc, bon gré mal gré exécuter les ordres de ce vieux tyran. Une fois que Reito eut finit il se dépêcha d'aller se coucher pour ne pas laisser à son grand père le loisir de lui donner d'autres courses à faire.

Le lendemain, en classe, le professeur principal exigea de voir les devoirs qu'il avait imposé a tout ses élèves histoire de voir si ils les avaient fait ou pas. Reito fut le premier à être inspecté de la sorte. Il n'hésita pas une seconde à sortir ses devoirs et à les montrer au professeur puisqu'il n'avait rien à se reprocher mais c'était sans compter le sale coup que son mécréant de papy lui avait fait. Le véritable but de la course d'hier soir qu'il avait confié à Reito était en fait de distraire celui-ci. Reito ouvrit ses cahiers et constata avec horreur que son grand père y avait apposé bon nombre de modifications dessus. Il avait arraché les pages ou Reito avait fait les devoirs demandés et avait écrit un peu partout sur ses cahiers les pires obscénités qui soient. La réaction du professeur ne se fit pas attendre: il prit Reito par le bras et l'emmena directement dans le bureau de la directrice, Reito clama son innocence mais le professeur ne voulait rien entendre. Une fois là bas, Reito fut grandement surpris car celle qui dirigeait cette Académie n'était autre qu'une gamine qui semblait invalide car elle se baladait en permanence dans un fauteuil roulant. Mais ce n'était pas parce qu'il s'agissait d'une enfant qu'elle allait se montrer magnanime avec lui. La directrice convoqua le tuteur de Reito qui arriva sur les lieux aussi vite que son corps meurtri par le temps le lui permettait. Une fois sur les lieux, elle lui montra les cahiers de Reito et le grand père joua une nouvelle fois la comédie. Il invoqua le fait que Reito ait perdu ses parents récemment, que çà le perturbait énormément au point qu'il en était devenu violent et s'en était déjà pris à lui. Le vieux mytho termina son mensonge en disant que, dans sa grande bonté d'âme, il avait consenti à lui pardonner et à lui donner une nouvelle chance. Reito était à bout de nerfs, il se rua sur son grand père et commença à l'étrangler. La directrice ordonna à sa servante d'intervenir. Celle-ci sépara les deux membres de la famille Kanzaki et maitrisa Reito avec une étonnante facilité.

Par la suite, Reito fut forcé de loger dans l'un des dortoirs, le temps que la directrice prenne une décision définitive à son sujet. Il était toujours étroitement surveillé dans ses moindres déplacement afin de s'assurer qu'il ne commettrait pas d'autres actes répréhensibles. La directrice de l'établissement voulait également demander à quelqu'un de rester le plus souvent possible avec Reito afin de veiller sur lui et éventuellement essayer de comprendre pourquoi il avait agi ainsi. Personne ne voulait se coltiner cette corvée car bon nombre de gens avaient peur de Reito après avoir entendu parler de ses actes récents. Au final, il n'y eut qu'une seule personne qui accepta de jouer le rôle de redresseur de tort. C'était une fille fort jolie. Elle avait de longs cheveux châtains impeccablement coiffés, des yeux mi-rouge mi-noisettes qui ne laissaient rien paraitre de ses sentiments actuels. Elle portait un uniforme de lycéenne qui lui allait à ravir. Une classe naturelle émanait de cette personne et ce sans qu'elle ait besoin de dire ou faire quoi que ce soit. Elle était dans la chambre que l'on avait attribué à Reito en compagnie de celui ci. Elle portait une tasse de thé dans ses mains et la posa sur la commode. Elle proposa à Reito de boire le thé mais celui-ci refusa pour l'instant. Après tout, il ne connaissait pas cette fille. Peut-être avait-elle mis un somnifère dans la boisson pour mieux se débarrasser de lui en douceur? Depuis qu'il était arrivé à Fuuka Reito ne faisait confiance à personne car il s'était toujours fait berner lorsqu'il baissait trop sa garde. La fille commença la conversation. Comme toute personne polie qui se respecte elle se présenta. Elle disait s'appeler Shizuru Fujino et effectuer sa première année de lycée. Shizuru semblait attendre une quelconque réaction de la part de Reito mais celui-ci ne désséra pas les lèvres. En fait, il assimilait les infos qu'il venait d'entendre. Elle était donc en première année de lycée. Elle était donc forcément plus jeune que lui qui entamait sa deuxième année de lycée. Reito se dit qu'il venait de toucher le fond en ayant pour baby-sitter une fille plus jeune que lui. Shizuru ne lui laissa pas le loisir de réfléchir plus longtemps. Elle lui demanda pourquoi il s'en était pris à son grand père de la sorte mais Reito resta, là encore, muet comme une tombe. Il ne voyait pas pourquoi il était obligé de tout raconter à cette fille qu'il connaissait à peine.

Ils restèrent là, de longues minutes, sans dire un mot ni même bouger un seul muscle. Shizuru ne montrait pas le moindre signe d'impatience ou d'énervement. Elle se contentait de fixer Reito droit dans les yeux. Au bout d'un moment, Reito avait du mal à soutenir son regard. Puis finalement il se dit qu'il n'avait rien à perdre si il lui disait ce qu'elle voulait savoir. Peut-être le laisserait-il en paix après cela? Il ne s'attendait pas à ce qu'elle le croie sur parole mais se résolut à commencer enfin son récit. Il raconta tout dans les moindres détails: les circonstances dans lesquelles ses parents avaient trouvés la mort, le fait qu'il devait aller à Fuuka pour être sous la charge de son grand-père qui habitait là bas, comment ce dernier lui rendait la vie impossible chaque jour que dieu faisait etc.... Dès qu'il eut fini, il constata que sa gorge était sèche à force d'avoir tant parlé. Il prit la tasse de thé que lui avait offert Shizuru un peu plus tôt et la but. Le thé était légèrement refroidi, a force d'avoir tant attendu que son buveur le consomme, mais il n'avait rien perdu de sa saveur. Reito se sentit tout de suite mieux. Il n'aurait su dire si c'était dû au thé qu'il venait de boire, à la présence apaisante de Shizuru, au fait qu'il venait de se confesser ou tout simplement aux trois réunis mais il avait l'impression d'être débarrassé d'un poids énorme qui pesait sur ses épaules. Shizuru esquissa un léger sourire et lui dit qu'elle mettrait tout en œuvre pour que Reito ne soit pas sanctionné en allant parler à la directrice. D'ailleurs, elle lui proposa d'aller dans son bureau avec elle sans plus tarder. Reito n'en croyait pas ses oreilles: non seulement elle avait cru en son histoire mais en plus elle était disposée à l'aider. Jusque là Reito croyait que les gens de Fuuka étaient tous bêtes et méchants mais il devait admettre que Shizuru était bien différente de tout les pecnos de l'île qu'il avait croisé jusque là. Il sortit de la chambre en compagnie de Shizuru et la suivit jusque dans le bureau de la directrice. Son calvaire prendrait peut-être fin ici et maintenant grâce à elle.

Il se passa cependant un petit imprévu en chemin: ils croisèrent une fille aux longs cheveux bleus et aux yeux vert émeraude. Shizuru sembla changer d'attitude à la vue de cette jeune fille. Elle demanda à Reito si il pouvait l'attendre ici quelques minutes puis s'en alla à la rencontre de l'autre fille. Les deux filles étaient en train de parler tout en marchant mais Reito était bien trop loin pour savoir quel était l'objet de leur discussion. Elles disparurent même de son champ de vision. Reito était embêté à l'idée de rester seul dans ce couloir. Si les gens le voyait ainsi, ils pourraient penser qu'il préparait un mauvais coup ou pire qu'il essayait de se faire la malle. Ses pires craintes furent bientôt fondées car trois lycéens vinrent à sa rencontre et leur intentions n'étaient pas des plus amicales. Ils demandèrent à Reito ce qu'il faisait là tout seul puis le traitèrent de dégénéré, de brute épaisse et de martyrisateur de pauvres petits vieux. Ils ne laissèrent même pas à Reito le temps de s'expliquer. Il était évident qu'ils cherchaient la bagarre. Les échanges de coups commencèrent donc et Reito n'eut pas d'autre choix que de se défendre. Le combat se termina au bout de quelques minutes. Reito avait pris le dessus sur ses adversaires au prix de plusieurs vilaines blessures. Par bonheur personne d'autre n'arriva sur les lieux. Reito opta alors pour la seule solution possible: fuir le plus loin possible de cette maudite école puis, par la suite, de cette île. Il courait à en perdre haleine mais ne voulut pas s'arrêter avant d'avoir au moins quitté l'Académie. Il pouvait lui arriver de croiser des gens qu'il bousculait au passage dans sa course folle.


Dernière édition par le Dim 30 Déc - 12:15, édité 3 fois
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MessageSujet: feuille de personnage de Kanzaki Reito (suite 2)   Sam 29 Déc - 22:43

Reito était à présent dans la cour de l'école. Il voyait les grilles au loin qui étaient la seule sortie possible. Il continua sa course malgré la fatigue qui rendait sa respiration difficile et fonça vers son échappatoire. Mais il n'eut pas le loisir d'arriver jusqu'au bout car de nombreux garçons, qui s'étaient cachés dans les buissons, bondirent vers lui tels des tigres affamés et l'assaillirent de toutes parts. Ils étaient retombés lourdement sur lui et n'eurent aucune difficulté à le maitriser. Ensuite, deux de ces mystérieux garçons le remirent debout. Reito tentait vainement de se débattre. Une fille aux longs cheveux blonds apparut et se planta devant Reito. Elle l'accusa d'avoir troublé l'ordre public, porté atteinte aux bonnes mœurs de l'école et violenté sans raison des étudiants qui ne lui avait rien fait puis elles ordonna aux garçons qui étaient apparemment sous ses ordres de le ramener dans sa chambre et de faire en sorte qu'il ne cause plus le moindre souci. Voyant que Reito ne voulait pas accepter son sort, elle demanda à ce qu'on le tienne plus fermement et qu'on l'assomme avec ce qu'ils avaient sous la main (un rocher!). La vision de Reito se troubla puis il sombra dans l'inconscience.

A son réveil, il constata qu'il était revenu dans la chambre ou il avait rencontré Shizuru. Il le savait car il vit la tasse de thé qu'elle lui avait offerte sur la commode. Reito était allongé sur le lit, il aurait voulu se relever mais se rendit compte qu'il était solidement attaché par le biais de chaines. C'était la nuit, Reito aurait voulu voir la lune apaisante qui l'avait tellement aidé à supporter sa condition jusque là mais les grands rideaux de la chambre était tirés. Reito remarqua aussitôt la présence d'une ombre suspecte qui se rapprochait de lui. Il n'était pas seul dans cette chambre! L'individu en question vint jusqu'au chevet de Reito. C'était cet odieux grand-père qui lui avait tant pourri la vie. Il était venu jusqu'ici rien que pour le narguer. Il repassa en revue tout les mauvais coups qu'il avait infligé à son petit fils et les raconta avec délectation mais disait que tout çà n'était rien à côté de ce qui l'attendait. On ne pouvait pas l'envoyer en prison puisqu'il était encore mineur. On le confierait donc une nouvelle fois aux services sociaux qui l'enverrait dans une famille exerçant des méthodes d'éducation extrêmement dures et strictes. Le grand-père aurait aimé tourmenter Reito encore bien des années durant mais il appréciait grandement cette fin honteuse qui prouvait, selon lui, que Reito était aussi inutile et insignifiant que son père. Cette insulte était de trop: Reito entra dans une fureur hors du commun. Il aurait tellement aimé tuer son grand père de ses mains mais les solides liens qui l'attachait au lit l'en empêchèrent. Il ne put que hurler et se débattre inutilement en tout sens. Il faisait penser à un fou qu'on venait de mettre à l'asile. Le tuteur de Reito le laissa ainsi et reparti satisfait de l'effet que la nouvelle avait eu sur lui. Reito pleura l'espace d'un instant et se dit que la vie était vraiment injuste. Il n'avait pas mérité ça. Demain matin, les choses ne feraient que s'aggraver: il devrait quitter Fuuka sous les regards mauvais de tout les gens de la région et serait de nouveau balloté d'un foyer à un autre. Il se dit qu'il avait eu tort d'espérer une quelconque seconde chance car même cette damnée Shizuru l'avait abandonnée. Puis, il s'endormit submergé par toutes ces sombres pensées et fit d'affreux cauchemars cette nuit là.

Le lendemain matin à son réveil, il se produisit quelque chose de vraiment surprenant: les chaines qui le maintenait sur le lit avaient été défaites pendant son sommeil. La tasse qui était sur la commode avait de nouveau été remplie d'un délicieux thé et il y avait même sur le chevet un plateau composé de croissants et de confitures diverses. Reito ne comprenait pas cette soudaine gentillesse à son égard mais il accepta volontiers le petit déjeuner qu'on lui offrait. Il but la tasse de thé et se surprit à repenser à sa première rencontre avec Shizuru. Il comprit alors que le thé avait un effet apaisant sur lui car il lui rappelait la seule période courte et heureuse de sa vie à Fuuka. Reito fit ensuite tout ce que les gens ordinaires font le matin au réveil puis sortit de la chambre. Il croisa quelques étudiants qui avaient une attitude des plus inattendue à son égard: à chaque fois ils présentèrent leurs plus plates excuses à Reito et se hâtèrent de s'en aller. Puis il s'aperçut que quelqu'un l'avait surpris en surgissant discrètement par derrière. C'était Shizuru. Lorsqu'elle vit que Reito ne comprenait rien à ce qui se passait, elle lui expliqua tout de A à Z. Shizuru était la première à venir le voir la nuit dernière. Dès qu'elle avait entendu le grand-père arriver dans la chambre, elle s'était cachée derrière les grands rideaux (ce qui expliquait pourquoi ceux ci étaient fermés). Elle et le grand-père attendaient alors que Reito se réveille et, dès que ce fut le cas, Shizuru n'avait pas perdu une seconde car elle avait sorti son téléphone portable puis avais écarté suffisamment les rideaux pour pouvoir le sortir et enregistrer toute l'énumération des atrocités du grand-père. Une fois ceci fait, elle avait envoyé cette jolie vidéo compromettante à la police via internet (technologie quand tu nous tient!). Les forces de l'ordre avaient aussitôt fait une descente chez le vieux tyran, à présent démasqué, pour l'arrêter. Le grand-père passa donc le reste de sa vie en prison et c'est ainsi que Reito fut blanchi pour de bon.

Alors que Shizuru expliquait tout à Reito, un attroupement de plus en plus grand composé de gens de l'Académie venait vers eux. Lorsque Shizuru eut fini d'éclairer la lanterne de Reito, les gens prirent la parole à leur tour. Ils s'excusèrent tous d'avoir mal jugé Reito et lui disaient que si il avait besoin de quoi que ce soit il pouvait compter sur eux. Reito avait vraiment été idiot de croire que tout le monde lui voulait du mal. Il voyait à présent à quel point les gens de Fuuka pouvaient se montrer gentil et serviables. Mais par dessus tout, il considérait Shizuru comme sa meilleur amie. Il était bien content que le destin l'ait mis sur sa route. Reito ne remercierait jamais assez Shizuru car, si il était tiré d'affaire, c'était bien grace à elle. Une assistante sociale arriva quand même à l'école car, bien que Reito fut lavé de tout soupçon, il restait a savoir qui assurerait la fonction de tuteur à la place du vilain grand père. L'assistante sociale débattait de ça avec la Directrice de Fuuka mais aucune des deux ne trouvait de solution. Dès lors qu'ils apprirent la nouvelle de la bouche de la commère de l'école (Harada Chie), Shizuru et Reito se dépêchèrent d'aller dans le bureau de la directrice. Shizuru frappa à la porte du bureau de la directrice et fut prié d'entrer. Les deux lycéens pénétrèrent dans le bureau de la directrice. La directrice leur demanda l'objet de leur visite et Shizuru leur dévoila alors l'idée qu'elle avait derrière la tête. Elle voulait devenir la tutrice de Reito jusqu'à ce que celui ci atteigne ses 18 ans. Elle argumenta en débutant par le fait qu'elle s'entendait bien avec Reito et commençait à bien le connaitre. Elle mentit également sur son âge en prétendant avoir 19 ans (alors qu'elle n'en avait que 15) car un mineur ne peut pas être le tuteur d'un autre mineur. Le sérieux et la grande maturité de Shizuru jouaient en sa faveur. Ainsi, l'assistante sociale ne remit pas en doute la soi-disante majorité de Shizuru et elle accepta qu'elle devienne la tutrice de Reito. La directrice n'émetta pas d'objection non plus mais ils virent bien qu'elle n'était pas dupe. Elle avait cependant l'air d'être soulagée que ce boulet d'assistante sociale dégage enfin de son bureau.

Reito appréciait de plus en plus Shizuru. En plus de l'avoir débarrassé de son vil papy, elle venait de lui offrir un nouveau départ dans la vie. Il n'aurait jamais cru ça possible, même dans ses rêves les plus fou. Il se jura de tout faire pour lui rendre la pareille si il en avait un jour l'occasion. A partir de ce jour, Reito passa le plus de temps possible en compagnie de Shizuru. Celle-ci lui apprit à faire du thé dans les règles de l'art. Reito l'en remercia infiniment car chaque tasse de thé qu'il consommait lui permettait d'alléger ses soucis. Alors que certains noyaient leur chagrin dans l'alcool, Reito, lui, se servait des bienfaits du thé en guise d'anti-déprésseur. Shizuru avait également déteint sur Reito. Celui-ci devint, au fil des mois, plus calme et plus patient. Il savait également se montrer plus gentil et plus compréhensif envers son prochain mais sans pour autant se dévoiler entièrement aux autres. Par contre les évènements marquants dont il avait été victime l'avait traumatisé plus qu'il ne voulait l'admettre. Il avait du mal à aller vers les autres et ne se sentait bien qu'en présence de Shizuru. Reito ne parvenait pas à tourner la page, non seulement à cause des mauvais traitements du vieux tyran mais aussi parce qu'il n'avait toujours pas accepté le deuil de ses parents. Il repensait parfois avec nostalgie à l'époque bénie ou ses parents étaient encore de ce monde mais, tout de suite après, il sentait les larmes lui monter aux yeux car il revoyait dans son esprit l'accident et le visage de son grand-père empreint d'une expression sadique. Heureusement, Shizuru était toujours là pour lui remonter le moral à grand renfort de tasses de thé et de conseils fort judicieux. Elle ne se lassait jamais d'entendre Reito se lamenter sur son passé et le réconforta autant de fois que nécessaire.

Puis un beau jour, Reito releva enfin la tête et commença pour de bon à se tourner vers l'avenir. Il s'était alors rendu compte à quel point il était idiot de se morfondre sur lui-même car l'année scolaire touchait à son terme et qu'il avait raté plein d'opportunités d'améliorer son quotidien et de se faire des de nouveaux amis. Reito avait également négligé ses études lorsqu'il était dans sa période de déprime et malgré tout ses efforts pour tenter de rattraper le coup, il eut de trop mauvaises notes et fut forcé de redoubler sa seconde année de lycée. Reito se consola comme il le pouvait en se disant que les vacances lui permettrait de rectifier le tir plus facilement qu'une année scolaire. Les étudiants de l'Académie qui n'étaient pas de la région avaient la possibilité de loger dans leur dortoirs à condition de respecter un certain couvre-feu. Reito n'opta pas pour cette solution car il logea pendant toute la durée des vacances dans une maison appartenant à Shizuru ou elle enseignait l'art du thé (cette même maison ou Shizuru emmenera Natsuki un an plus tard et violera son intimité). La maison était construite dans un style purement japonais/ Reito considérait que sa maison était insignifiante comparé à celle de Shizuru. A cette pensée, il eut un bref instant de mélancolie et se dit qu'il ne remettrait plus jamais les pieds dans la demeure familiale des Kanzaki car elle lui rappellerait trop de mauvais souvenirs. D'ailleurs, Reito demanda à Shizuru de passer dans cette fichue baraque afin de récupérer ses affaires car il n'avait pas le courage d'y retourner pour le moment. Reito pouvait passer des journées entières à ne rien faire et dans ce cas le seul fait d'être aux cotés de Shizuru lui suffisait. Mais il y avait d'autres jours où Reito mourrait d'envie de sortir pour voir du monde ou simplement pour se dégourdir les jambes. Dans ces cas là, il se rendait le plus souvent à la plage seul ou en compagnie de Shizuru. Il pouvait désormais profiter des bienfaits du doux sable sous ses pieds et de la mer salée car Shizuru avait eut la bonté de lui donner un peu d'argent pour lui permettre de s'acheter plusieurs maillots de bains (car il n'avait pas pensé à en prendre lors de son arrivée à Fuuka) et même quelques nouveaux vêtements.

Reito se rendit compte de l'immense pouvoir de séduction qui était le sien. Il lui suffisait de se balader sur la plage en maillot de bain pour que toutes les filles le contemple d'un air rêveur. Plusieurs d'entre elles osèrent même l'aborder. Au début, Reito ne se sentait pas à l'aise car il n'était pas habitué à ce qu'on lui attribue autant d'attention mais il prenait bien vite ses marques. C'est ainsi qu'il accumula les "relations estivales" mais sans pour autant avoir de relation amoureuse vraiment sérieuse (souvenez vous que l'été à tendance à lever les inhibitions). Shizuru n'éprouvait pas la moindre once de jalousie. Au contraire, elle semblait plutôt ravie que Reito s'épanouisse dans ce sens. Elle n'intervenait que dans deux cas: si Reito s'était vraiment comporté comme un goujat (ce qui arrivait souvent au début) ou si la fille se montrait un peu trop collante. Dans le deuxième cas, Shizuru se débrouillait pour être seule avec la fille et ce qui se passait généralement par la suite la faisait s'enfuir en courant. Reito avait même envisagé de sortir avec Shizuru mais celle-ci repoussait toujours ses avances. Aussi, il lâcha l'affaire car il constata avec le recul qu'il n'avait éprouvé que du désir pour Shizuru et qu'il n'aurait pas voulu briser leur si belle amitié à cause de ça. Les vacances étaient à présent terminées, les semaines avaient passé beaucoup trop vite aux yeux de Reito mais lui avaient permis de se sentir mieux dans sa peau. Il ne faisait aucun doute qu'il préférait de très loin les vacances de cette année en compagnie de Shizuru que celles de l'année dernière passées avec ce satané grand-père. Le fait d'évoquer son grand père par la pensée ramena, bien sur, les horribles souvenirs de l'année précédente dans sa tête mais il constata avec bonheur que ceux-ci lui étaient moins pénible qu'avant. Cerise sur le gateau Shizuru était dans la même classe que lui cette année. Reito regrettait beaucoup moins d'avoir redoublé car il pourrait passer plus de temps avec elle à partir de maintenant. Décidément cette année démarrait sur les chapeaux de roues.


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MessageSujet: feuille de personnage de Kanzaki Reito (suite 3)   Lun 31 Déc - 13:20

Avant de débuter les premiers cours, tout les étudiants furent conviés à une réunion qui se déroula en plein air. Le but de cet entrevue était le suivant: dévoiler le nouveau Président du Conseil des Etudiants. Le rôle de ce Conseil était de faire respecter l'ordre au sein de l'Académie. Sa grande particularité étant que ses membres sont uniquement composés d'Etudiants (des lycéens de 2ème ou 3ème année pour la plupart). L'ancien Conseil des Etudiants devait faire quasi peau neuve car leur précédant membres avaient tous terminés leur études à Fuuka. Seule Haruka Suzushiro (la fille qui avait capturé Reito l'année dernière quand celui-ci avait tenté de s'enfuir) faisait encore partie du conseil. Il faut savoir que c'était l'ancien président du Conseil qui désignait son successeur et comme celui-ci était satisfait de l'efficacité d'Haruka, il porta son choix sur elle pour la succéder à ce poste. Haruka était aux anges. Elle avait même tendance à se la jouer. C'est alors qu'il se passa une chose pour le moins inattendu. Reito se manifesta sans y être invité et voulait prendre la parole. Il souhaitait que la nouvelle présidente soit Shizuru et non Haruka. Reito le justifiait par le fait qu'il lui était redevable et voulait lui rendre la pareille en lui permettant de devenir Présidente. Il ajouta que sa grande patience et son efficacité hors du commun seraient des atouts majeur pour assurer ses fonctions de dirigeante dans le futur. La suggestion de Reito fut approuvée en masse par les étudiants. Même la directrice trouva que c'était là une très bonne idée et accepta Shizuru comme nouvelle présidente du Conseil des Etudiants. Il faut savoir que Shizuru avait acquis une popularité hors du commun après avoir aidé Reito à s'en sortir l'année dernière. C'était donc en grande partie grâce à ça qu'on approuvait le coup de tête que Reito avait eu ce jour là.

Haruka était folle de rage. Elle luttait cependant contre une folle envie de traiter Shizuru de tout les noms d'oiseaux car sa place au conseil ne dépendait plus que de la bonne volonté de la nouvelle Présidente. A présent que la dirigeante du Conseil était choisie, il fallait que celle-ci désigne celui qui occuperait la place de Vice-Président et choisisse qui aurait le privilège de faire partie du conseil (en tant que simple membre cette fois). Shizuru désigna d'abord Reito comme Vice-Président. C'était trop pour Haruka: elle ne put se contenir cette fois-ci. Elle hurla à la conspiration et n'accepterait jamais l'idée qu'un vaurien comme Reito devienne Vice-Président. Shizuru ne se laissa pas démonter par la remarque désobligeante d'Haruka et elle eut même la bonté de lui demander si elle voulait toujours faire partie du conseil. Haruka fut étonnée que Shizuru veuille bien d'elle. Elle accepta mais à une condition: que Yukino Kukikawa ait également une place au conseil en tant qu'assistante d'Haruka. Shizuru n'y voyait pas d'objection et accepta. Elle estima aussi qu'il n'y avait pas besoin d'avoir d'autres membres au sein du Conseil pour le moment et mit fin aux nominations. C'était ainsi que les quatre membres du nouveau Conseil des Etudiants furent choisis. Reito était comme sur un petit nuage car il commençait enfin à renvoyer l'ascenseur à Shizuru. Celle-ci n'avait pas spécialement demandée à devenir présidente mais semblait satisfaite de l'initiative de Reito.

Les simples étudiants commencèrent alors à se diriger vers leur classe respectives, quant à Reito et Shizuru ils devaient, pour leur part, suivre Haruka. Celle-ci leur expliqua que, puisqu'ils occupaient des places importantes au sein du Conseil, il leur fallait revêtir des habits différent qui leur permettrait de les distingués parmi les étudiants ordinaires. Haruka avait déjà le sien qui était constitué d'une jupe grise et d'une veste verte. Elle portait également un brassard sur lequel était brodé la lettre F qui montrait qu'elle avait un rôle purement disciplinaire envers les étudiants. Shizuru opta pour un uniforme ressemblant à ceux des lycéennes excepté au niveau du haut de l'uniforme qui était couleur crème. Reito quant à lui craqua pour un uniforme en grande partie composé de noir. Seules les extrémités comme les manches ou les bords de l'uniforme étaient rouges. Il avait fière allure dans son nouvel habit et avait enfin l'apparence d'un Vice-Président. Shizuru et Reito prirent plusieurs exemplaires de leur nouvel uniforme, les mirent dans leur garde-robe respectives, et se hâtèrent d'aller en cours. Ils furent excusés de leur retard ce jour là. Les élèves de leur classe furent émerveillés à la vue des beaux vêtements que portait Reito et Shizuru. Les compliments les plus divers fusèrent de toutes part jusqu'à ce que le professeur ordonne le silence. Le premier jour d'école se passa sans aucun autre évènement majeur. Tout allait pour le mieux durant les quelques semaines suivantes. Mais vint un jour ou Reito et Shizuru durent mener leur première séance du Conseil des Etudiants dans des conditions quelque peu inhabituelles.

Ce jour là Haruka avait attrappé un turbulent collégien de 3ème année du nom de Yuichi Tate. Elle avait surpris celui-ci en train de provoquer des lycéens qui ne lui avaient rien fait pour mieux les tabasser par la suite. Haruka l'avait donc ramené par la peau des fesses au Conseil afin que l'on puisse décider des sanctions à lui faire subir. Malgré la gravité de ses actes, Shizuru ne pouvait se résoudre à prendre des mesures punitives envers Yuichi, ce qui avait mis Haruka dans une colère noire. Shizuru demanda à Yuichi pourquoi il avait agi ainsi mais celui-ci ne répondit rien et se contenta de la regarder méchamment. Reito eut alors un flash: il venait de repenser à sa première rencontre avec Shizuru et comprit qu'il avait réagi de la même façon avec elle. Ce garçon agissait de façon tellement similaire par rapport au Reito de l'année dernière qu'il ne pouvait se résoudre à laisser Yuichi continuer dans la mauvaise voie. Reito prit une tasse qu'il remplit de thé, l'offrit à Yuichi et lui parla aussi calmement et gentiment que possible. Il le regarda aussi droit dans les yeux histoire d'essayer de lire le fond de son âme. Ce n'était cependant pas la bonne méthode à adopter avec Yuichi car il fut irrité qu'on le traite de cette façon. Il balaya la tasse de thé d'un geste vif de la main. Celle-ci se brisa en mille morceaux dès qu'elle atteignit le sol et laissa s'échapper le précieux liquide qu'elle contenait. Yuichi ajouta que le thé c'était bon pour les gonzesses avant de sortir précipitamment de la salle du Conseil. Haruka aurait voulu le poursuivre mais Shizuru l'en dissuada. A partir de maintenant, Reito n'avait plus qu'un unique but: ramener Yuichi sur le droit chemin.

Il commença à partir à sa recherche mais on l'informa que des témoins l'avaient vu quitter l'Académie. Reito aurait voulu en faire autant mais il y avait ses cours et ses obligations de Vice-Président qui le retenait ici. Il changea donc de tactique et entreprit de trouver quelqu'un qui connaissait bien Yuichi Tate. Il demanda à Chie qui avait tendance à tout connaitre sur tout le monde étant donné qu'elle se désignait elle-même comme étant la commère de l'école. Celle-ci n'avait pas beaucoup de temps à lui consacrer à ce moment là mais consenti tout de même à lui dire que, si il y avait bien une personne qui connaissait bien Yuichi Tate, c'était une jeune fille qui s'appellait Shiho Munakata car ces deux là étaient amis d'enfance. Reito se renseigna un peu sur cette fameuse Shiho et il apprit que celle-ci venait tout juste de rentrer au collège. Il attendit la récréation pour venir à sa rencontre. Reito savait qu'il devait choisir les mots justes si il voulait la convaincre de l'aider. Il réfléchit quelques minutes à ce qu'il comptait lui dire puis se lança à l'eau. Il commença par se présenter à elle, puis il informa Shiho des récents évènements de Yuichi et des conséquences qu'il pourrait y avoir. Il lui dit aussi qu'il voulait aider Yuichi avant que le Conseil ne prenne des sanctions à son égard puis il mentit à Shiho en disant que tout les autres membres du Conseil voulait le punir très sévèrement et qu'il avait été le seul à s'opposer à leur volonté (alors qu'en fait seule Haruka voulait sa peau). Il appuya davantage son mensonge en prétendant que le Conseil ne lui avait laissé qu'un délai assez court au bout duquel Yuichi serait renvoyé et subirait les pires sanctions qui soient si Reito n'était pas parvenu à le raisonner d'ici là. Reito détestait mentir à une jeune fille mais il se disait qu'il n'avait pas d'autre choix si il voulait s'assurer sa coopération.

La réaction de Shiho prouva à Reito qu'il avait atteint son but. Elle le regardait d'un air suppliant. Ses yeux s'embuèrent de larmes puis elle ne tarda pas à pleurer dans ses bras. Pendant qu'elle laissait libre cours à son chagrin, elle demanda à Reito ce qu'elle pouvait faire pour l'aider car elle ne voulait pas que celui qu'elle appelait son grand frère ne soit viré du campus. Reito lui répondit qu'il aimerait mieux connaitre Yuichi. Il le justifia par le fait qu'il avait du mal à le cerner et que si il le connaissait mieux, il serait plus à même de le comprendre et de le défendre face au Conseil. Shiho accepta. Elle se dégagea de Reito, sécha ses larmes et débuta son récit sur le passé de Yuichi. Elle l'avait rencontrée pour la première fois alors qu'elle n'était qu'une enfant. De vilains garnements l'avait traité de boudin ambulant à cause de sa chevelure si particulière (cheveux roses avec quatre couettes dont la forme fait penser à des boudins). En temps normal, Shiho ne se serait pas laissé faire mais les moqueries étaient si nombreuses et si méchantes qu'elle ne tarda pas à fondre en larmes. Yuichi avait alors surgi de nulle part et cassé la figure aux vilains garçons qui avaient osé la rabaisser. Les pauvres gamins qui étaient encore conscient avaient détalés sans demander leur reste. Déjà à l'époque, Yuichi avait un comportement violent mais, contrairement à aujourd'hui, il ne sortait de ses gonds que lorsque les gens qu'il considérait comme ses amis étaient en mauvaise posture. Yuichi avait réconforté Shiho en lui offrant des friandises à base de grenouilles séchées. Depuis ce jour, Shiho ne l'avait plus quitté d'une semelle.

Beaucoup plus tard (l'année dernière pour être plus précis), Yuichi avait toujours ce tempérament impulsif et colérique mais il se rendit compte qu'il pouvait maitriser cette partie de lui même en pratiquant le sport qu'il aimait par dessus tout: le kendo. Masashi Takeda, qui était le capitaine du club de kendo de l'école, avait bien vite repéré les talents d'épéiste de Yuichi. Aussi, l'accepta-t-il avec plaisir dans l'équipe. Yuichi était vraiment le meilleur dans son domaine. Même Takeda ne pouvait rivaliser avec lui. Il fut donc tout naturellement décidé d'inscrire Yuichi dans une compétition internationale de kendo. Ce genre d'évènement réunissait les meilleurs kendokas de tout le Japon et il était parfois de coutume que le gagnant de cette compétition représente le Japon aux jeux Olympiques d'été. Yuichi devait donc saisir cette chance de briller. Il s'entrainait intensément et se rapprochait de son rêve un peu plus chaque jour. Mais il finit par commettre l'erreur fatale qui fit à jamais basculer sa vie. Il s'était blessé au genou lors d'une séance d'entrainement. La blessure n'était pas définitive mais l'empêchait de participer au tournoi pour lequel il s'était donné tant de mal car elle l'obligeait à rester à l'hôpital pendant quelques temps. Les parents de Yuichi, qui étaient d'un naturel inquiet, se hâtèrent d'aller rejoindre leur fils chéri dès qu'ils apprirent la nouvelle. Mais c'était pour eux qu'ils auraient dus se faire du mouron car il eurent un grave accident de voiture en se rendant à l'hôpital et intégrèrent celui-ci, non pas en tant que visiteurs, mais en tant que patients.

Le médecin qui avait la charge des parents de Yuichi informèrent ce dernier qu'il avait tout tenté pour sauver ses parents mais que ceux-ci étaient décédés. Un immense chagrin s'était alors emparé de Yuichi car il avait perdu ses parents et son rêve le plus cher dans la même journée. Même aujourd'hui, il n'était toujours pas remis de ses peines. Pire encore la tristesse avait cédé la place à la colère. Tout le monde lui avait dit qu'ils comprenaient sa douleur, qu'ils seraient toujours là si il avait besoin de parler mais c'était justement cette attitude gnan-gnan que les gens avaient envers lui qui agaçait Yuichi. Personne n'avait vécu ce par quoi il était passé alors comment pouvaient-ils comprendre ce qu'il ressentait? Alors que Reito avait passé ses vacances à faire bronzette, le pauvre Yuichi, lui, était condamné à attendre dans ce maudit lit d'hopital que sa blessure guérisse. Ce dernier avait alors eu tout le temps nécessaire pour ruminer ses sombres pensées. Puisqu'il n'avait plus ni parent pour le recadrer, ni la possibilité de pratiquer le kendo, Yuichi céda du terrain au coté obscur enfoui en lui. Il avait commencé à agresser des pauvres gens sans défense dès sa sortie de l'hopital. Il s'en prenait souvent à des gens qui avaient l'air heureux de vivre car le bonheur de ceux-ci lui était insupportable et qu'il souhaitait leur faire connaitre la douleur pour changer. Cependant, il n'avait encore jamais maltraité quelqu'un au sein même de l'Académie Fuuka jusqu'à aujourd'hui.

Après avoir entendu le récit de Shiho, Reito se dit qu'il était beaucoup plus semblable à Yuichi qu'il n'y paraissait. Il ne comprenait que trop bien le chagrin qui animait Yuichi et voulait l'aider plus que jamais. Il dit à Shiho qu'il mettrait tout en œuvre pour que son grand frère bien aimé ne soit pas renvoyé. Il sourit intérieurement car il venait de se rendre compte que Shizuru lui avait pratiquement dit la même phrase l'année dernière. Reito constata à quel point il avait changé en un an car il s'apprêtait à aider quelqu'un alors qu'il aurait eu tendance à ne penser qu'a lui avant. Il ne faisait pas ça uniquement parce qu'il en avait envie, il voulait montrer à Shizuru qu'il pouvait, lui aussi, aider les gens qui en avait le plus besoin. Il laissa Shiho qui avait l'air ravie que quelqu'un lui apporte son soutien. Il se dirigeait vers la salle de classe pour suivre les derniers cours de la journée mais n'avait qu'une hâte: celle de sortir de l'Académie pour partir à la recherche de Yuichi. Dès que la sonnerie annonçant la fin du dernier cours retentit, Reito bondit de sa chaise tel un lion enragé et se rua sur la sortie. Il ne pouvait pas courir car les étudiants qui finissaient à la même heure que lui remplissaient les couloirs de leur présence en souhaitant rentrer chez eux ou dans leur dortoir. Aussi, il bouscula des gens pour se frayer un passage. Il s'excusait à ceux qu'il percutait dans la mesure du possible mais ne ralentissait pas sa marche rapide. Une fois sorti du bâtiment, il se mit à courir en direction de la sortie. Il se rappela le moment où Haruka l'avait chopé l'année précédente ici même. Reito crut l'espace d'un instant que les sbires d'Haruka allaient de nouveau surgir des buissons pour l'arrêter et cette pensée le fit sourire


Dernière édition par le Mer 2 Jan - 9:30, édité 4 fois
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MessageSujet: feuille de personnage de Kanzaki Reito (suite 4)   Mar 1 Jan - 22:26

Reito était enfin dans la ville de Tsukimori. Seulement, il ne savait pas où chercher. Il se contenta donc de partir en quête d'une personne blessée car celle-ci serait susceptible d'avoir été brutalisée par Yuichi. Il trouva bien vite un homme qui avait un bras dans le platre mais fut déçu car celui-ci n'avait fait qu'une mauvaise chute dans les escaliers. Reito souhaita à l'inconnu un bon rétablissement et recommença ses recherches. La nuit venait de tomber et Reito n'avait toujours pas trouvé Yuichi. C'est alors qu'il vit une fille qui avait un vilain oeil au beurre noir sur le visage. Il lui demanda quelle était la cause de sa blessure et celle-ci lui répondit qu'un sale blondinet l'avait agressée sans raison mais qu'elle avait fait appel à ses nombreux amis pour lui régler son compte. Ceux-ci l'avaient coincé au jardin d'enfant et étaient en train de lui faire regretter son acte. Bingo! Reito avait enfin une piste sérieuse! Il remercia la jeune fille et fonça au jardin d'enfant.

Il arriva là bas au bout de quelques minutes. Yuichi avait sorti son épée en bois dont il se servait lors des séances d'entrainement de kendo mais il était en mauvaise posture. Ses multiples adversaires s'étaient débrouillés pour l'amener au jardin d'enfant et bloquer la seule issue possible par leur simple présence. Ils lui avait déjà administrés quelques coups bien douloureux. Yuichi se défendait bien et était même parvenu à en vaincre quelques uns mais il n'allait pas tarder à succomber au poids du nombre si personne ne lui venait en aide. Reito s'impliqua dans le combat en frappant par surprise les ennemis les plus proches de lui. Dès qu'ils le virent, ils divisèrent leur forces en deux, ce qui permit à Yuichi de souffler un peu. Le combat reprit de plus belle, Yuichi abattait son sabre en bois sur la tête de ses opposants pour tenter de les assommer ou le pointait avec violence sur leur ventre pour leur faire le plus de mal possible. Reito, quant à lui, se battait à mains nues. Il esquivait et portait ses coups de poing ou de pied avec une efficacité surprenante. Reito était beaucoup plus sur de lui et ça se reflétait dans sa façon de combattre. Il avait déjà neutralisé plus de dix adversaires alors que, l'année dernière, il avait bien galéré pour en vaincre seulement trois. Le combat dura une dizaine de minutes. Reito et Yuichi avait eu leur compte de blessures mais ils avaient finalement pris le dessus sur leurs ennemis. Reito aurait cru que Yuichi se montrerait reconnaissant envers lui mais ce ne fut pas le cas. Ce dernier lui reprocha de s'être mêlé de ses affaires et prétendit qu'il n'avait pas besoin de son aide et aurait très bien pu vaincre ses ennemis tout seul. Le combat n'était pas tout à fait fini pour autant car l'un des ennemi en question ne voulait pas en rester là.

L'homme en question avait sorti un pistolet et tiré en direction de Yuichi. Reito plongea dans sa direction et le poussa pour lui éviter de se faire blesser. Reito prit la balle à la place de Yuichi. Par bonheur, la balle ne l'avait touché qu'au bras. Reito survivrait donc mais sa nouvelle blessure le faisait atrocement souffrir. Yuichi avait perdu tout contrôle. Il lança son sabre en bois de toutes ses forces en direction de l'ennemi. Celui-ci le reçu en plein dans la main droite. L'intense douleur qu'il ressentit sur le moment l'obligea à lâcher son flingue. Yuichi s'était alors rué sur lui et l'avait martelé de coups de poing. Même lorsque le pauvre homme était inconscient Yuichi ne s'arrêtait pas de le frapper à tel point que celui-ci commençait à saigner abondamment. Reito retint Yuichi par le bras qui était encore valide et lui dit qu'il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Yuichi se rendit compte qu'il était bien parti pour commettre un meurtre malgré lui et laissa l'homme tranquille. A partir de ce jour, il commençait enfin à respecter Reito car celui-ci n'avait pas hésité à le protéger au péril de sa vie. Reito s'adressa aux hommes qui étaient encore conscient. Il s'excusa de s'être battu contre eux car il savait qu'ils avaient eu une bonne raison d'agir ainsi (protéger leur amie qui s'était faite agressée par Yuichi). Mais il leur expliqua que si son ami avait agi ainsi c'est parce qu'il était désespérè et avait perdu gout à la vie (Yuichi fut vraiment surpris d'entendre Reito le considérer comme un ami après tout ce qu'il lui avait fait subir). Il ajouta que ce n'était bien sur pas une excuse pour agir ainsi mais leur promit qu'il ferait tout pour ramener Yuichi sur le droit chemin afin d'éviter qu'un incident de ce genre ne se reproduise. Reito sortit ensuite son portable et appela l'hopital pour demander à plusieurs ambulances d'arriver sur les lieux. Tout ce beau monde fut donc transporté à l'hopital pour guérir leurs blessures.

Yuichi et la plupart des gars contre lesquels il s'était battu n'avaient que des blessures mineures, ce qui leur permit de sortir au bout de quelques jours. Seul Reito et l'homme contre lequel Yuichi s'était tant acharné firent un séjour prolongé à l'hopital. Leur jour n'étaient cependant pas en danger au grand soulagement de Yuichi. Reito reçut de nombreuses visites lors de sa convalescence. Il y eut par exemple Youko Sagisawa (l'infirmière de l'école) qui voulait s'enquérir de son état, mais aussi Shizuru qui avait entendu parler des évènements récents et était fière de la conduite qu'il avait adopté. Elle lui avait préparé du thé, ce qui l'aida grandement à mieux supporter son séjour à l'hopital. Elle lui dit également qu'aucune sanction n'avait été prise contre Yuichi car celui-ci s'était bien comporté depuis et avait même eu le courage de présenter ses excuses à toutes les personnes qu'il avait maltraité. D'autres gens du bahut que Reito ne connaissait pas (le plus souvent des filles) étaient venus à son chevet pour leur témoigner leur admiration. Pendant tout le temps que Reito dut rester à récupérer, il reçut également les visites quotidiennes de Yuichi et Shiho. Elle ne cessait de remercier Reito de lui avoir ramené son grand frère bien aimé et restait constamment pendu au bras de ce dernier à partir de ce jour. Quand Yuichi en avait assez de son attitude, il lui demandait de les laisser seul. Shiho n'était jamais très contente à l'idée d'être mise à l'écart mais elle obéissait toujours. Ils profitaient de ces petits moments privilégiés pour parler de tout et de rien. C'est ainsi qu'ils consolidèrent le début de leur amitié.

Lorsque Reito put enfin sortir de l'hopital, il reprit normalement ses cours et ses fonctions de Vice-Président. Il organisa une réunion extraordinaire du Conseil des Etudiants à laquelle il convia Yuichi. Reito exprima alors son souhait d'intégrer Yuichi au sein du Conseil. Il voulait en fait qu'il devienne son assistant. Tout le monde fut très surpris excepté Shizuru. Haruka s'y était fermement opposé mais la Présidente du Conseil mit fin à ses protestations en acceptant la proposition de Reito. Après tout, Haruka avait bien Yukino pour assistante alors pourquoi ne pouvait-il pas en être de même pour Reito. Le Vice-Président avait fait ce choix car il estimait que donner des responsabilités au jeune Yuichi lui permettrait d'être un peu plus discipliné à l'avenir. Plus tard, Takeda avait pris le Conseil à parti pour demander à ce que Yuichi réintègre l'équipe de kendo de l'école mais
Reito s'y opposa car il estima qu'il était trop tôt pour laisser Yuichi affronter son passé. Shizuru alla dans son sens en interdisant à Takeda de s'approcher de Yuichi pendant au moins six mois. Passé ce délai, elle lui promettait de reconsidérer sa requête en fonction de la situation. Mais lorsque les six mois étaient écoulés, elle prendrait un malin plaisir à se dérober en sa présence. Reito se rendit compte d'une chose: il adorait aider les autres. Ça lui donnait l'impression d'être invincible et lui faisait même plus d'effet qu'une tasse de thé. A partir de ce moment, il passa beaucoup plus de temps à aider les étudiants en détresse qui croisaient sa route. L'année en cours s'écoula sans aucun autre souci notable, l'année suivante en revanche démarrait d'une façon pour la moins inhabituelle.

En effet, L'académie Fuuka qui était maintenant si calme vit sa quiétude habituelle troublée par certains imprévus. Une étudiante récemment transférée du nom de Tokiha Mai avait semé la zizanie en faisant une apparition des plus bizarre au bahut. Une séance extraordinaire du Conseil des étudiant fut aussitôt mise en place pour faire la lumière sur ces évènements troublants. Bien entendu Reito y fut convié. C'était on ne peut plus logique puisqu'il faisait encore partie du Conseil des Etudiants. Reito entra dans la salle, il s'asseya à sa place et vit les gens suivants. Il y avait tout d'abord Shizuru qui était toujours la présidente du Conseil. Elle était assise derrière son bureau et, de la ou elle était, elle avait une vue d'ensemble sur les gens présents dans la pièce. Une autre personne du Conseil n'était pas à sa place, mais debout devant une fille aux cheveux roux qui devait surement être Tokiha Mai, c'était Haruka. Il était de notoriété public qu'Haruka était très à cheval sur la discipline et ne pardonnait pas le moindre écart de conduite envers qui que ce soit. Haruka toisait l'inconnue d'un regard mauvais et semblait attendre qu'on lui donne le feu vert pour cracher son venin sur la pauvre Mai. Yukino, la fidèle assistante d'Haruka était également présente. Celle-ci tentait de calmer Haruka mais c'était en pure perte.

Maintenant qu'il avait brièvement repéré les têtes familières du Conseil, Reito s'attarda quelques secondes sur la belle inconnue. Elle avait de courts cheveux roux coupés aux carré, une mèche rebelle parcourait sa chevelure mais la rendait si jolie et si particulière. Ses yeux couleur lavande reflétaient, en ce moment, sa gêne et son inquiétude. Sans doute n'était elle pas habituée à tant de curiosité et de méchanceté envers elle. Pour autant que Reito puisse en juger, elle était mince et avait des formes séduisantes. D'ailleurs sa poitrine était plus que généreuse, ce qui le troubla l'espace d'une seconde. Son coeur venait de chavirer à la vue de cette créature de rêve et il sut dès cet instant qu'il était tombé amoureux d'elle. Malheureusement, l'heure n'était pas à la drague mais au jugement car il lui fallait, à présent, se pencher sur les récents actes de Mai en compagnie des autres membres du Conseil des Etudiants.

Reito était l'avant-dernier membre arrivé dans la salle ou se tenait habituellement les séances du Conseil. Il ne manquait que Yuichi Tate mais comme celui-ci occupait une position peu importante au sein du conseil il fut décidé, d'un commun accord, de commencer la séance sans lui. Haruka ne se priva pas pour commencer les hostilités. Elle demanda d'abord à Mai comment elle avait fait pour débarquer de la sorte à l'Académie. Mai lui répondit qu'elle ne s'en souvenait pas. Cette réponse eut le don de mettre Haruka encore plus en colère qu'elle ne l'était déjà. Haruka continua sur sa lancée, elle fit à Mai les reproches suivants: entrer dans le l'Académie la nuit avec une personne non autorisée, dégrader la cour de l'école en faisant sa mystérieuses apparition, choquer les étudiants et leur morale, si pure et droite, en portant des vêtements inappropriés et rapporter des objets dangereux à l'école. Haruka pointa du doigt le fameux objet dangereux dont elle avait fait mention. C'était une épée avec une garde rouge et une longue lame noire. Elle était posée à la verticale contre l'un des murs de la salle. Elle ajouta que Mai avait intérêt à avoir une sérieuse explication si elle voulait s'en sortir mais celle-ci ne l'écoutait pas et semblait comme perdue dans ses pensées. Cette attitude de "je m'en foutisme" irrita Haruka au plus au point. Elle hurla un bon coup contre Mai pour la faire sortir de sa torpeur. Celle-ci fut très surprise voire même un peu effrayée.

Reito décida qu'il était grand temps d'arrêter le massacre. Il offrit une tasse de thé à Mai histoire de briser Haruka dans son élan de paroles blessantes. Mai accepta la tasse avec plaisir et trouva le thé fort délicieux. Elle lui demanda ensuite qui il était. Reito se présenta. Il aurait aimé profiter de cet instant pour commencer à séduire Mai mais ce fut au tour d'Haruka de lui couper l'herbe sous le pied. Elle prit la tasse de thé des mains de Mai, la but d'un trait et dit à Reito qu'être le Vice-Président ne lui donné pas pour autant le droit de l'interrompre. Au même moment, Yuichi Tate arriva enfin au Conseil. Il disait que quelqu'un tenait absolument à voir Mai et laissa entrer l'individu. C'était un jeune garçon qui avait des cheveux bruns coupés court et légèrement ébouriffés. Il avait des yeux bleus et portait l'uniforme des collégiens de Fuuka. Dès qu'il vit Mai, il se précipita vers elle, puis échangea de brèves paroles avec elle pour finalement pleurer de bonheur dans ses bras. Leur conversation, aussi courte fut elle, permit à Reito d'apprendre deux choses sur le jeune garçon: il s'appelait Takumi et était le jeune frère de Mai. Devant cette scène attendrissante, Haruka eut soudain beaucoup moins envie de tirer les vers du nez à Mai. Shizuru enfonça davantage le clou en faisant remarquer à Haruka qu'il valait mieux se réjouir de l'arrivée de Mai au lieu de la bombarder de reproches. D'ailleurs, Shizuru mit fin à la séance histoire de laisser à Mai le temps de prendre ses marques.

Reito voulait d'abord escorter Mai jusqu'à sa salle de classe mais il se ravisa car il se disait que la pauvre avait besoin de souffler un peu après tout ce qu'il lui était arrivé. Il confia donc cette tâche à Yuichi. Pendant ce temps, il irait faire autre chose. Il avait entendu dire que Mai était arrivée à l'académie avec une autre fille mais que celle-ci était inconsciente et avait été confiéé entre les mains experte de l'infirmière Youko. Dès qu'il sut cela, Reito n'aurait su dire pourquoi mais il sentait au plus profond de lui qu'il lui était vraiment important de rencontrer cette fille. Il se serait volontiers rendu à l'infirmerie en premier si il n'avait pas à eu à se pencher sur le cas de Mai. D'un autre coté, il ne regrettait pas d'avoir perdu son temps au Conseil car il n'aurait peut-être jamais pu faire la connaissance de la ravissante Mai. Pendant son trajet le menant à l'infirmerie, Reito pensa également à Shizuru. Maintenant qu'il avait 18 ans Shizuru n'était plus sa tutrice et il était beaucoup moins collé à ses basques qu'avant mais il avait gardé de bonnes relations avec elle. C'est juste que ces deux là se voyaient moins souvent car chacun d'eux avait un chemin différent à parcourir. Reito aimait passer du temps auprès des étudiants qui avaient besoin de son aide. De plus, il se dit qu'il pourrait très bien user de ce prétexte pour se rapprocher de Mai un peu plus tard. Quant à Shizuru, elle avait l'air de beaucoup plus s'intéresser à Natsuki Kuga (la fille aux cheveux bleus que Reito avait rencontré deux ans plus tôt) et s'éclipsait de l'Académie pendant de longs moments (ce qui avait le don d'énerver Haruka)


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MessageSujet: feuille de personnage de Kanzaki Reito (fin!!!!!)   Mer 2 Jan - 20:33

Reito arriva enfin à l'infirmerie. Il demanda à Youko si il pouvait voir à la jeune fille. Elle lui répondit qu'elle n'y voyait pas d'inconvénient à condition qu'il ne reste pas longtemps. Youko le mena jusqu'à elle. Reito vit la fille en question allongée sur un lit. Ce n'était encore qu'une gamine. Elle était petite et pour tout dire c'était une planche à pain mais sa silhouette n'en demeurait pas moins alléchante. Elle avait de courts cheveux bruns donnant l'impression d'être coiffés avec un pétard à l'exception de deux petites couettes. Reito n'aurait pu dire la couleur de ses yeux car elle dormait à poings fermés à ce moment là. Elle portait pour unique vêtement un t-shirt vert bien trop grand pour elle qui couvrait l'essentiel. En la voyant, Reito avait l'impression qu'il la connaissait mais c'était impossible puisqu'il la rencontrait pour la première fois. Cette curieuse impression ne quitta pas Reito une seconde depuis ce jour et il ne savait pas à quoi elle était due. Ayant satisfait sa curiosité il quitta l'infirmerie et laissa de nouveau dériver ses pensées vers Mai.

Reito avait, par la suite, élaboré tout un plan pour attirer Mai dans ses filets. La première partie consistait à bien s'occuper de son frère cadet. En effet, si Reito traitait bien celui-ci il pourrait obtenir davantage d'informations sur Mai et qui sait peut-être qu'elle finirait par en pincer pour lui si il lui montrait son coté gentil et serviable. C'est ainsi que, dès que la récréation montra le bout de son nez, Reito alla à la rencontre du jeune Takumi. Le frère de Mai était en compagnie d'un garçon nommé Akira Okuzaki qui était devenu son camarade de chambre. Ces deux là n'avaient pas l'air de très bien s'entendre et dès que Reito fut assez près pour écouter leur conversation, il en eut la confirmation car il entendit Akira traiter Takumi de lopette sans volonté qui abandonne trop facilement. Sur ce, Akira avait planté là Takumi. Reito se dit en lui même qu'il n'y avait pas meilleur moment pour agir. Reito se présenta et lui dit que, si Takumi voulait être dans une autre chambre avec un colocataire moins caractériel, il n'avait qu'a le lui dire pour être exaucé. Takumi était flatté qu'on le traite si gentiment mais il déclina la proposition car il disait qu'il ferait en sorte qu'Akira ait une meilleure opinion de lui et devienne son ami et ce même si ça devait se faire petit à petit. Reito n'insista pas davantage sur ce point. Il lui demanda ce qui les avait poussé, lui et sa sœur, à venir faire leur études ici. Takumi lui raconta alors en détail leur passé.

Tout commença lorsque Mai et Takumi n'était que des enfants. La famille Tokiha était partie en vacances et se ressourçait en pleine nature. Mai se balladait en forêt avec son petit frère Takumi dont elle avait la charge. Puis, alors qu'ils étaient à proximité d'une rivière, ils rencontrèrent une jeune fille avec qui Mai s'était liée d'amitié pendant les vacances. Cette dernière voulait jouer avec elle et faire des trucs de filles, Takumi n'était donc pas le bienvenu. Mai ordonna à Takumi de ne surtout pas bouger jusqu'à son retour. Seulement, un enfant qui est laissé seul oublie bien vite les recommandations qu'on lui a faite. Takumi vit une grenouille au bord de l'eau. Elle était sur un nénufar et coassait tranquillement. Takumi voulait la toucher mais elle bondissait d'un nénufar à un autre en s'éloignant toujours plus du bord. Takumi n'avait pas fait attention et s'était trop penché pour saisir la grenouille. Il tomba donc dans la rivière et était voué à une mort certaine puisqu'il ne savait pas nager. Sa mère arriva heureusement sur les lieux et plongea dans le torrent tumultueux que devenait la rivière en contrebas. Elle aussi ne savait pas nager mais elle fit tout de même de son mieux pour maintenir la tête de son fils hors de l'eau. Le père de la famille Tokiha fut le dernier à faire acte de présence en ce lieu. Il remonta son épouse et son fils hors de l'eau et constata l'étendue des dégats. Takumi n'avait pas l'air de trop souffrir, la mère en revanche avait beaucoup de mal à respirer et n'avait même pas la force de se lever, elle perdit même connaissance. Le père de Mai et Takumi ne perdit pas une seconde et amena sa douce moitié à l'hôpital. Le médecin qui prenait la mère en charge présenta ses plus profonds regrets car sa patiente avait subi de graves séquelles irréversibles qui entrainerait sa mort et qu'il ne pouvait rien faire pour la guérir. Le père préféra garder cette nouvelle pour lui car il n'avait pas le courage de l'annoncer à ses enfants. Mais ce fut encore pire pour eux car dès que leur mère trépassa le choc n'en fut que plus violent à encaisser. Le père n'avait pas le courage d'élever ses enfants tout seul (surtout après ce qu'il venait de vivre) ce qui fit, qu'un jour, il les abandonna à leur sort.

Mai changea radicalement d'attitude envers Takumi. Elle devint comme une mère de substitution et ne vivait plus que dans un seul but: se concentrer corps et âme au bien être de son petit frère. Takumi était content que sa grande sœur prenne autant soin de lui mais d'un autre coté il n'avait de cesse de se sentir comme oppressé par elle. Il fallait aussi savoir que Takumi était atteint, dès sa naissance, d'une maladie au coeur l'empêchant de faire tout effort physique trop important et que le seul moyen de soigner cette maladie était d'effectuer une transplantation cardiaque par le biais d'une opération très couteuse. Mai avait alors travaillé comme une forcenée (en plus de suivre ses cours) pour engranger le plus d'argent possible. Evidemment, c'était loin de suffire mais elle ne se serait jamais résolue à abandonner. C'est alors qu'elle reçut une lettre provenant de l'Académie Fuuka qui avait entendu parler d'elle et lui proposait une bourse d'étude si elle venait étudier ici. Mai accepta la proposition car elle ne pouvait pas se permettre de cracher dans la soupe quand on lui proposait de l'argent. Elle n'hésita pas à vendre la maison familiale histoire de renforcer son pécule. Il lui manquait toujours de l'argent pour payer l'opération mais elle en avait néanmoins assez pour faire figurer Takumi sur la liste d'attente des receveurs d'organes. Par la suite, ils prirent le bateau pour se rendre à Fuuka. La croisière s'était annoncée plus mouvementée que prévue, à cause d'évènements aussi bizarres qu'inattendus, mais Takumi n'avait pas beaucoup de précisions la dessus car il fut séparé de Mai et n'avait vu, pour sa part, que le bateau se fendre en deux et couler. Il était alors très inquiet pour sa sœur mais fut soulagé de la retrouver au Conseil.

Reito ne se serait jamais douté que Mai ait du passer par tant d'épreuves pour en arriver là. Il ressentait plus que jamais le besoin de la consoler et de la serrer dans ses bras. Il remercia Takumi et lui dit que, si ce dernier avait besoin de quoi que ce soit, il suffisait de le lui dire. Reito devrait revoir certains de ses plans pour aborder Mai mais il était content d'en avoir pu apprendre tellement sur elle. Ses sentiments à son égard s'étaient renforcés et il était plus que jamais déterminé à faire de Mai sa petite-amie. Il continua à bien traiter Takumi et trouva une bonne occasion pour le mettre en avant. L'académie avait décidé d'instaurer une journée spéciale qu'ils appellaient "Le Festival d'Anniversaire de l'école". Pendant cet évènement, de nombreux stands se tiendraient aux quatre coins de l'école et seraient tenus par divers commerçant de la région de Fuuka, destinés à devenir des sponsors de l'école, ou par certains élèves de l'Académie. Il était également prévus quelques animations comme par exemple une chanson interprétée par la chorale de l'église (car il y avait bel et bien une église au sein de l'Académie). Cet évènement avait été instauré afin que les étudiants de l'école et les habitants de Fuuka entretiennent de bonnes relations. C'était au Conseil qu'il incombait de préparer cette journée dans les moindres détails. Reito pour sa part devait se rendre dans un restaurant très chic qui souhaitait ardemment faire partie des sponsors de l'Académie. Tout ce qu'il devait faire c'était s'assoir à l'une des tables du restaurant et gouter leur meilleur plats pour savoir s'ils méritaient ou non leur place lors de cette journée inoubliable. Reito menti et dit alors qu'il était devenu tellement fin gourmet qu'il risquait d'être un peu trop dur dans sa critique gastronomique. C'est ainsi qu'il prétendit avoir tiré au sort deux étudiants pour l'aider dans sa tâche et que le sort avait voulu que ce soit Takumi Tokiha et Akira Okuzaki qui l'accompagnent.

Aussitôt que ces deux là vinrent à lui, Reito s'en alla avec eux dans la ville de Tsukimori. Ils étaient devant le restaurant et y entrèrent, un serveur les mena à leur table. Ils n'eurent pas à attendre très longtemps avant qu'un véritable festin ne soit posé sur leur table. Ils mangèrent de bon cœur. C'était de loin le meilleur repas que Reito avait dégusté de toute sa vie. Il devait surement en être de même pour Takumi et Akira car ils avaient l'air estomaqués (surtout Akira). Reito était content que cela leur plaise. Il avait invité Takumi à partager son bonheur car c'était, en quelque sorte, sa façon de le remercier de l'avoir si bien renseigné sur Mai. Quant à Akira, c'était pour donner l'occasion à Takumi de mieux s'entendre avec lui. Un serveur vint à leur rencontre et leur demanda si ils avaient bien mangé. Reito répondit que c'était le cas et que ce restaurant aurait sa place lors de "Le Festival d'Anniversaire de l'école". Reito quitta le restaurant avec les deux collégiens. Sa bonne action envers eux fut récompensée car il croisa Mai dans les rues de Tsukimori. Il lui aurait volontiers sorti le grand jeu si il n'y avait pas eu Takumi et Akira avec lui. A la place il se contenta d'échanger deux trois paroles sans grand intérêt avec elle mais il remarqua qu'elle avait rougi quand elle l'avait appellé par son prénom pour la première fois.

Quelques jour plus tard, "Le festival d'Anniversaire de l'école" débuta enfin. Reito, qui avait tout bien préparé à l'avance n'avait rien de spécial à faire et en profita pour savourer une tasse de thé dans la salle du Conseil. Yuichi était avec lui mais contrairement à Reito, il avait légèrement bâclé son travail car un étudiant qui dépendait de lui l'appella au téléphone pour lui dire qu'il lui fallait plus de bureaux pour tenir son stand correctement. Reito aida le pauvre Yuichi, il lui demanda de le suivre car il savait ou trouver des bureaux. En chemin, ils croisèrent Mai et Takumi. Reito leur demanda un coup de main car transporter tout ces bureaux risquait d'être long et épuisant. Les deux membres de la famille Tokiha acceptèrent. Reito mena tout ce petit monde dans un entrepôt ou l'on y stockait des bureaux et autres fournitures scolaires du même genre. Tout le monde s'attela à la tâche qui leur était confiée. Ils commencèrent par nettoyer les bureau qui étaient crasseux du fait d'avoir passé tant d'années dans cet entrepôt pourri. Yuichi fit alors à Mai la blague la plus stupide du monde: il lui fit croire qu'une araignée était derrière son dos. La réaction qu'eut Mai par la suite prouvait qu'elle avait une peur panique de petites bestioles car elle hurla de peur et alla se réfugier dans les bras de Yuichi. Ces deux là avaient rougis dès qu'il s'étaient involontairement enlacés. Reito se rendit alors compte d'une chose: Yuichi Tate avait des vues sur Mai et ça semblait malheureusement réciproque. Quelle enflure ce Yuichi! Oser lui faire un coup pareil. Reito se surprit à penser que si il avait su, il aurait laissé le pauvre Tate se faire tabasser l'année dernière. Reito se reprit bien vite car il savait que le pauvre Yuichi ne savait vraiment pas y faire avec les filles et que Shiho ne le laisserait pas papillonner à son gré. Reito comprit alors qu'il avait trop tardé sur les détails et en venait à louper l'essentiel. Mai méritait mieux que ce satané morveux. A partir de maintenant Reito passerait à la vitesse supérieure.

Mais il dut attendre un peu avant de se lancer à l'eau car des évènements imprévus viendraient bientôt bouleverser le quotidien tranquille et pépère de Fuuka. Reprenons ou nous nous étions arrêtés. Mai s'était donc rué dans les bras de Yuichi sans réfléchir. Celui-ci lui avoua qu'il lui avait fait une farce. Mai se dégagea vite de lui et se mit très en colère au point de lui balancer des chaises dans sa direction. Soudain, le plancher de bois sous les pieds de Mai s'éffondra et elle bascula dans le vide. Reito, Yuichi et Takumi se penchèrent à l'endroit ou Mai était tombée et l'appellèrent. Mais le plancher s'effondra une fois de plus et ils tombèrent à leur tour, aspirés par l'obscurité des lieux. La chute avait pas mal sonné Reito. Dès qu'il reprit ses esprits, il se rendit compte qu'il avait attéri dans une caverne en compagnie de Mai. Il eut beau chercher, il ne voyait ni Takumi, ni ce damné Yuichi. Reito demanda d'abord à Mai si elle n'avait rien de cassé. Elle lui répondit que non. Il arretta de tourner autour du pot et posa à Mai la question à laquelle il craignait d'entendre la réponse. Il lui demanda si elle était amoureuse de Yuichi. Cette question eut le chic pour mettre Mai dans l'embarras. Elle répondit que ce fichu Yuichi ne représentait rien pour elle mais elle avait tourné le dos à Reito lorsqu'elle avait formulé sa réponse. Reito fut soulagé de l'entendre. Il lui demanda donc si elle voulait sortir avec lui. Mai n'eut pas le temps de lui répondre car un autre évènement imprévu interrompit leur conversation. Un bruit sourd retentit d'abord, puis l'une des parois de la caverne s'éffondra pour laisser un trou béant par lequel sortirent Takumi et Yuichi. Un énorme monstre tout noir faisant penser à un serpent apparut juste après eux. Il les avait apparemment traqués depuis tout ce temps mais il fut davantage intéressé par Mai et Reito et se dirigea vers eux.

L'impensable se produisit: Mai avait écarté les bras et quatre drôles d'anneaux apparurent. Elles en avait deux aux poignets et deux au niveau des chevilles. Mai lévitait à présent. Ses anneaux tournèrent très vite au point de devenir enflammés. Pendant ce temps, la créature avait foncé sur elle, mais elle avait érigé une sorte de barrière orange qui la protégea de l'attaque du monstre. Mai cria le nom Kagutsuchi et un immense dragon blanc aux ailes enflammés apparut juste après. Mai lui donna un ordre et le dragon prépara une attaque. Deux réacteurs circulaire implantés dans son dos tournèrent à plein régime puis il prit une grande inspiration et une boule de feu partit de son estomac pour arriver jusqu'à sa bouche. Il cracha sa boule de feu droit sur le monstre et celui-ci se fit désintégrer en un éclair. L'attaque était tellement puissante qu'elle provoqua un tremblement de terre l'espace d'un instant. Reito était abasourdi par ce qu'il venait de voir. Il aurait aimé questionner Mai sur ses étranges pouvoirs mais celle-ci le prit de vitesse en exprimant le souhait de ne surtout rien lui demander sur ce qu'il venait de voir. Takumi et Yuichi, qui s'étaient évanouis après avoir traversé le mur de façon si brutale, reprirent connaissance. Reito et les autres entreprirent de trouver une sortie et finirent par débouler à l'air libre. Ils étaient sur une plage, il faisait nuit, des feux d'artifices étaient tirés depuis l'école. Çà ne signifait qu'une chose: que le "Festival d'Anniversaire de l'école" était terminé. Ils regardèrent le feu d'artifice encore un instant. Reito pour sa part croyait tout savoir de Mai. Cependant, les évènements récents venaient de lui prouver le contraire
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